Les Multiples Rêves de Leo Davis : The Rescue Party

Leo et le reste du groupe monta les marches dans la plus grade hâte. « Courage ! Plus qu’une salle après celle-là et on y est ! »

Larry s’arrêta pour reprendre son souffle. Sa blessure devenait de plus en plus préoccupante. « Écoutez… Je vais me poser là quelques secondes. Partez devant. »

Walter le prît par l’épaule. « Et puis quoi encore. Tu vas pas crever ici, ça, je peux te l’assurer ! »

Leo grimaça. Si seulement Yvan était là, il aurait pu le soigner. C’était une raison de plus pour en finir au plus vite avec cette tour. « C’est bon, tu le tiens bien ? » demanda-t-il à Walter.

« Ouais ouais. On peut y aller ! »

Leo hocha de la tête, puis ils reprirent leur ascension des marches.

L’escalier continuait tout droit pendant un bon moment, au point où Leo se demandait si la tour qu’ils avaient vu en entrant était bien celle dans laquelle ils étaient maintenant. Elle défiait les lois de la logique et de l’architecture.

Au bout de deux minutes, ils virent enfin le sommet des marches. Une grande porte en bois se dressait devant eux. Leo leur fît signe de s’arrêter d’un air sérieux, puis ferma les yeux. Il visualisa les cinq dernières minutes qui venaient de s’écouler, jusqu’au moment où il venait d’adresser la parole au groupe pour la dernière fois, puis il remonta le temps sur lui-même. Sa fatigue était encore présente, mais l’effort de la montée des marches avait disparu.

« C’est vraiment… De la triche… Ton pouvoir… » dît Clara, haletant.

Leo fît mine de ne pas avoir entendu. « Vous ne bougez pas. Je vais vérifier s’il y a quelqu’un.

– Vu tous les cas que l’on vient de se taper jusqu’à maintenant, ça m’étonnerait pas que le pire de tous soit juste derrière la porte à nous attendre… » déclara Tom d’un air blasé.

Ce n’était clairement pas le moment de se laisser atteindre par cette remarque. Le dernier ennemi devait probablement être là, mais vu comment ce monde fonctionnait, il y avait de très grandes chances pour qu’il fasse un petit speech décourageant avant de se battre. Leo respira un grand coup et posa ses mains sur la porte. « Attendez-moi.

– On t’attend. On t’attend, t’inquiètes. »

L’encourageante déclaration de Quentyn le fît soupirer. Il poussa la porte.

De l’autre côté se trouvait une grande salle. Au centre, une arène en pierre avec quatre torches aux angles. Les murs étaient tout aussi sombres et déprimants et le vide qui entourait l’arène était le joli signe pour indiquer que ça allait être méchamment dangereux. Au fond de la pièce se trouvait l’accès vers la salle finale. La petite touche qui faisait plaisir était le vitrail qui illuminait la pièce, avec un motif pseudo-religieux qui indiquait qu’il s’agissait d’un lieu important.

Et au centre se trouvait leur, avec un peu de chance, dernier adversaire. C’était un homme de grande taille à la musculature non apparente, un veston bleu ciel déboutonné avec rien en dessous, un pantalon blanc chic ainsi qu’une écharpe d’un violet douteux. Il n’y avait pas à dire. Ces méchants savaient rendre tout inutilement dramatique.

« Te voilà enfin, Leo Davis. Je savais que tu arriverais ici ! »

Yep, il va me faire un discours… Leo commençait à être exaspéré. « Et vous êtes qui, vous ? »

L’homme se mît à sourire. « Oh moi ? Je suis Ignacius Galbetto, chef de l’Ordre du Phoenix Noir. Si tu viens pour voir Sidney, il est trop tard…

– Ouais, ouais, blah blah blah je ne passerai pas. » Il prît le grappin dans sa main droite. « On peut en finir là ? J’ai juste un cul à botter et à sauver en même temps. Je sais pas si vous êtes au courant de ça. »

La déstabilisation apparente d’Ignacius tenta de laisser place à un sourire confiant, trahissant sa frustration. « Bien. »

En un instant et sans que Leo ne l’aie vu bouger, Ignacius était juste devant son visage. « Alors commençons. »

Le coup de poing toucha Leo en plein ventre. Il sentît son souffle se couper et ses jambes le lâcher. Il s’agenouilla, lâchant son grappin.

Les sourcils de l’homme se froncèrent. « Quoi… Tu ne pars pas t’enfoncer dans le mur ? »

La respiration de Leo était sifflante. Il tenta de récupérer, mais n’y arriva pas. Il avait l’impression qu’il allait vomir. « Hein ? Mais pourquoi tu ne te relèves pas ? Toutes les personnes que je combattais se relèvent au moins pour que je leur donne un second coup.

– Je… » Leo toussa. « Je viens… D’un autre monde. Je ne vole pas comme vous autres. » Il hurla de douleur.

« Oh… C’est pour ça que Sidney s’intéresse à toi. Je comprends mieux. » Ignacius se mît à réfléchir. « Tu peux passer. »

Leo mît quelques secondes à comprendre. « Hein ?

– Tu peux passer. À quoi ça sert que je me batte contre quelqu’un si je le tue à moitié en à peine un coup ? C’est pas du tout gratifiant.

– Oui bah excuse-moi… » Une violente toux s’empara de lui. « Excuse-moi si je ne suis pas un surhomme.

L’homme ne savait pas trop comment prendre la remarque. Froidement, il répliqua. « Sidney t’attend. Va. » Puis il ajouta. « Par contre, si tes amis franchissent cette porte, je me verrai dans l’obligation de les tuer. »

Leo repensa à ses compagnons. Personne n’était en état d’affronter quelqu’un qui visiblement était Passé et qui en plus avait obtenu des pouvoirs de téléportation. Il claqua des doigts pour faire apparaître sa valise et ranger le grappin en échange d’un canne, avec laquelle il s’aida à se relever. Il sentît qu’il allait relativement mieux. « Euh… Merci ?

– Ne m’adresse plus la parole, Leo Davis. Tu n’es pas digne de moi. »

Touché, coulé. Leo avait du mal à accepter cette défaite, mais ne pouvait faire autrement. Il se dirigea vers la porte par laquelle il était entré et l’entrouvrît. « Déjà ? » demanda Walter.

« Erm… Oui et non. » Il pointa du doigt Ignacius, qui observait la scène d’un œil méfiant. « Il m’a laissé passer, mais vous ne devez pas… Franchir le pas de cette porte, sinon il vous en collera une bonne. »

Voyant l’état de Leo, Quentyn lança. « Et pour Sidney ?

– Je me charge de lui. C’est une affaire personnelle de toutes façons. »

Quentyn fît la moue. « Bon bah… Bon courage. »

Leo leva les yeux au ciel et soupira. « Ouais ouais… Dans tous les cas, vous ne bougez pas. » puis il leur claqua la porte au nez. Il se tourna vers Ignacius. « J’imagine que… Vous allez faire votre boulot ? »

L’homme hocha la tête. Ce n’était pas la peine d’en rajouter.

Leo partît en direction de la porte au fond de la pièce, qu’il ouvrît non sans ressentir une violente douleur à l’estomac.

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