La Prophétie de Bellus (Abrégée) [3ème et Dernière Partie]

(Deuxième Partie)

Zelda (et Erwan, Lucien-Ferdinand et Hideki)

Une alarme se déclencha dans le domaine du dieu. « Errrm… Bellus ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Le dieu se précipita sur son vieux télescope et observa son monde. « Ce… Ce n’est pas possible ! Un nouveau héros est apparu ! »

Les quatre étrangers poussèrent un « Hein !? » collectif.

Le regard de Bellus s’illumina. « Et Julius Jefferson est avec lui ! La Prophétie ! Elle est en train de se réaliser ! »

Lucien-Ferdinand lâcha sa tasse de thé et le regarda d’un air blasé. « Ça veut dire que l’on va devoir tous les quatre descendre sur cette planète et faire croire que l’on est les héros, c’est ça ?

Si vous pouviez le faire pour moi, ça ne serait pas de refus. Julius pourrait parfaitement s’en occuper seul, mais s’il le faisait, le peuple le massacrerait et Hope serait contraint de tout recommencer… »

Le dieu lapin se leva de son fauteuil. « Bon bah allons-y. Hideki, si on fait ça et que tu sauves le monde, ça devrait te faire gagner quelques points de pureté. Tu viens ? »

Ce n’était pas non plus comme si Hideki avait le choix. « Yep, on fait ça. »

Zelda se leva à son tour, puis se tourna vers Erwan. « Bon, bah cette aventure sera quelque chose que l’on pourra raconter à tout le monde une fois que l’on sera rentrés ! Tu es prêt à rendre service à Bellus, mon amour ? »

Erwan se leva et lui adressa un sourire franc. « Carrément ! On fait ça. »

Des larmes de joie coulaient sur le visage de Bellus. « Oh merci. Je ne saurais vous remercier assez. »

Zelda lui fit un petit sourire. « C’est normal. Faut bien s’entraider entre collègues ! Vous avez un plan en particulier ? »

Bellus se mit à réfléchir. « Hum… Je pense qu’il vaudrait mieux que vous entriez dans ce monde par différents points d’entrée pour éviter que le peuple ne pinaille et veuille tout faire recommencer. Normalement, leurs systèmes de détection est tel que vous serez repérés dès l’instant où vous serez arrivés et vous ferez semblant de ne pas savoir où se trouve la machine. Le plus héroïque vous aurez l’air, le mieux ce sera pour eux. Ils vous feront un plaisir de vous affréter un avion pour vous emmener vers Hope. Le temps est compté, mais je dois vous prévenir : il vous faut absolument attendre d’être tous réunis, autrement ça ne comptera pas. Oh et si quelqu’un pouvait entrer en contact avec Julius et le nouveau héros au plus vite et veiller à la protection de Julius, ça nous aiderait grandement, parce qu’ils ont atterri dans un endroit assez hostile. Il existe malheureusement des gens qui feront tout pour empêcher la Prophétie de venir à son terme et qui préféreraient voir le peuple mourir plutôt qu’encore en vie. »

Zelda leva la main. « J’y irai. »

Bellus réajusta ses lorgnons. « Parfait. Vous autres, vous n’aurez juste qu’à suivre les instructions et faire attention aux gens que vous croiserez. »

Lucien-Ferdinand jeta un œil en direction de son protégé. « Erm… Sans vouloir te vexer Hideki, je préférerais que tu restes avec moi. »

Hideki grimaça. « C’est assez drôle, j’allais suggérer la même chose. »

Bellus se mit à réfléchir. « Hum… D’accord. Mais il faut que vous ayez l’air courageux sur le terrain. Si vous n’avez pas l’air d’un héros, alors le monde court à sa perte. »

Le canard fronça les sourcils. « Merci pour la pression… »

Zelda se tourna vers Erwan. « Tu pourras te débrouiller seul ? »

Le chat lança un regard furtif vers son bras bionique. « Seul, non, mais avec ça… Ça devrait le faire. » Il lui adressa un petit sourire qui se voulut rassurant.

Zelda se mit à réfléchir, puis claqua des doigts, faisant apparaître un bracelet en cuir noir. « C’est dangereux d’y aller tout seul, prends ça. » Elle jubila intérieurement.

Erwan prit le bracelet. « C’est quoi ?

Oh trois fois rien. Juste un petit bracelet qui me permettra de me téléporter à tes côtés en cas de besoin. »

Erwan hocha de la tête en signe de reconnaissance. « Okaye. Merci mon amour.

De rien… Bien. » Zelda se tourna vers le reste du groupe. « Vous êtes prêts ? »

Tout le monde hocha la tête avec plus ou moins de conviction selon les cas.

Bellus sourit. « Parfait. » Il claqua des doigts, faisant apparaître trois portes. « Mademoiselle Zelda, veuillez emprunter cette porte. Messieurs Hideki. Lucy. Erwan. Faites comme bon vous semble. »

Tout le monde se mit en position, puis ouvrit la porte qui leur faisait face.

« Bonne chance. »

Les portes s’ouvrirent.

Ils entrèrent.

Deux alarmes retentirent dix secondes plus tard.

***

« Er…wan… » Le Narrateur se mit à bâiller, puis piquer du nez, lorsque le livre lui tomba des main.

Il se réveilla d’un coup. « Hein ? Quoi ? Je… Quoi ? » Son regard se tourna vers le sol. Le livre était grand ouvert. « Meeeeeerde. »

Il le prit, le feuilleta, mais il fut tout bonnement incapable de se rappeler où il en était dans l’histoire. Se maudissant, il décida alors de prendre une page au hasard et de continuer la lecture de là.

***

Hideki (et Lucien-Ferdinand, Zelda, Erwan et Nathan)

« Bonjour et bienvenue ! Ici Darius van Goofer et ça y est ! Nos héros sont enfin arrivés ! Alors nos chers et valeureux héros, pouvez-vous tout d’abord nous dire comment vous vous appelez ? »

Gné ? À peine étaient les héros descendus de la soucoupe qu’ils furent accostés par un drôle de duo armé d’une caméra et d’un micro. Et au vu du ton du chien aux lunettes de soleil, Hideki se demanda s’ils ne venaient pas accidentellement d’atterrir sur le plateau d’un jeu télévisé.

Le prénommé Darius tendit le micro à la personne la plus à droite. « Erm… Lucien-Ferdinand ? »

Puis au suivant. « Nathan ? On passe à la télé, là ?

Oh que oui ! Des millions, que dis-je, des milliards de téléspectateurs attendent de vous voir en découdre avec le vil Docteur Hope avec grande impatience ! »

Les yeux de Nathan s’écarquillèrent à l’écoute du chiffre. Voyant à quel point le garçon semblait mal à l’aise, le cameraman voulut se focaliser sur la personne suivante. La présentateur lui tendit le micro. « Hideki ? »

Le micro partit presque sans s’attarder sur la personne à sa gauche. « Zelda.

Oh ma foi, quel charmant prénom ! » se permit de dire l’animateur, offensant le reste de la bande, pour qui il n’avait offert aucun commentaire. « Et vous enfin ? »

Erwan regarda d’un air intimidé la caméra braquée sur lui. « Euh… Erwan ?

Parfait ! » Le chien se tourna ensuite vers la caméra. « Ces braves héros sont venus d’autres mondes pour sauver le nôtre de la destruction totale, et ce par pure abnégation, courage et générosité ! Et vous, chers téléspectateurs, aurez le plaisir d’y assister en direct, grâce aux nombreuses caméras installées dans le laboratoire du vil Docteur Hope ! »

Sérieusement ? Ce lieu a été préparé et tout ? Mais c’est débile ! pensa Hideki, qui sut se taire pour ne pas décevoir le public.

Puis l’animateur se tourna à nouveau vers les héros. « Est-ce que vous êtes prêts !? »

Tout le monde se regarda. « Euh… Ouais ?

OUAIS !!! » hurla Zelda, qui semblait être la seule totalement à fond dans le jeu.

« Ça c’est de l’enthousiasme comme je les aime ! Allez, sauvez le monde, héros ! On compte sur vous !

ÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀ L’ASSAUUUUUUT !!! »

Zelda se mit à courir en direction de la porte de la forteresse du Docteur. Les autres suivirent d’un pas un peu moins rapide, et beaucoup plus hésitant.

***

Le Narrateur se gratta la tête. Ce n’était visiblement pas là où il s’en était arrêté. Frustré d’avoir perdu la page, il décida alors de passer directement à la confrontation finale et de tout relire un autre jour. Au moins, ça, ça ferait l’affaire pour aujourd’hui.

***

Zelda (et Erwan, Lucien-Ferdinand, Hideki et Nathan)

D’un claquement de doigts, Zelda débarrassa tout le monde des projections de confiture. « Vous êtes prêts ? » Tout le monde hocha la tête. « Bien… Nathan ? »

Nathan inséra la clé dans la serrure et ouvrit la dernière porte.

Le couloir derrière n’était plus d’un blanc scientifique, mais sombre, comme si le groupe allait littéralement s’enfoncer dans les ténèbres les plus sombres.

Sans dire un mot, ils avancèrent. Puis Hideki sursauta lorsque deux torche s’allumèrent à leur passage et la porte se referma derrière eux.

« Huh… Tu parles d’une mise en scène. » lâcha Lucien-Ferdinand.

« Claaaasse. » dirent Nathan et Zelda en même temps. « On se croirait vraiment dans un jeu. » ajouta la déesse.

Une deuxième paire de torches s’alluma. Puis une troisième.

« Vous pensez que le Docteur va nous accueillir avec quoi ? Une armée de singes savants ?

Lucy ! » hissa Zelda.

« Bah excusez-moi, mais pour l’instant, on n’a pas vraiment eu le droit à quoi que ce soit de vraiment effrayant.

Peut-être pas effrayant pour vous, mais pour eux, c’est peut-être les pires épreuves auquel on pourrait faire face. » fit remarquer Erwan.

Le dieu fit la moue. « Mouais… J’en doute. »

Nathan soupira. « On ne pourrait pas juste avancer et en finir ? J’ai pas vraiment envie que le monde soit détruit parce qu’on s’attarde sur des détails. »

Lucien-Ferdinand soupira. « Mouais mouais… »

Une fois arrivé au bout du couloir, le groupe se retrouva devant une immense porte… Dénuée de toute serrure.

« Vous pensez que c’est une épreuve ? » demanda Erwan.

« Je sais pas… Généralement, quand les gens font une pareille mise en scène, la grande porte s’ouvre automatiquement. Vous savez, pour ne pas casser le flow du truc et permettre au héros de se mettre dans un bon état d’esprit. » expliqua Zelda, qui avait lu pas mal d’études sur la mise en scène dans les jeux.

« Pour le coup, ça a l’air vachement automatique. » constata Lucien-Ferdinand non sans sarcasme.

« Après, certains font volontairement attendre pour mieux mettre le héros en condition. Le faire languir pour rendre le combat derrière encore plus épique.

Ouais, enfin là, ça fait déjà trente secondes qu’on débat là-dessus et la porte n’a pas bougé d’un pet’, donc niveau rythme et tension, c’est un peu mort. »

Zelda soupira. « Bon ok, peut-être que la porte est cassée, mais on sait pas, on peut peut-être attendre et…

MAIS VOUS ALLEZ LA TOUCHER, CETTE PORTE !? »

Le groupe sursauta. Le rugissement qu’ils venaient d’entendre provenait de derrière la porte.

« Oooooh, donc c’est une porte qui s’ouvre au contact ! » s’exclama Zelda.

« BAH OUI ! C’EST PAS COMPLIQUÉ POURTANT !

Bah désolé, mais ça aurait été plus intuitif de faire une porte qui s’ouvre automa… Aowowowowow !

Lu-cy ! » Zelda venait de donner un coup à Lucien-Ferdinand dans le genou.

Hideki soupira, puis s’approcha d’un pas rapide vers la porte pour la toucher. « Non, mais sérieusement, vous faites vraiment pitié. Allons vaincre le Docteur. Vu ses assistants, ça ne va pas être compliq… »

La porte s’ouvrit instantanément, révélant un grand léopard à la jambe de bois vêtu d’un blouson blanc, de gants en caoutchouc noir et des lunettes de soudeur.

Hideki se mit à marcher d’un pas rapide dans la direction opposée au Docteur pour s’abriter derrière Nathan « Ok, j’ai rien dit. Je vous laisse faire. »

Le Docteur fit face aux cinq héros et dit d’une voix puissante et étrangement faussement maléfique. « Bien. Je vois que vous avez réussi à passer devant mes sbires. Vous êtes vraiment forts !

En même tem… » Lucien-Ferdinand se prit un coup de poing au visage de la part de Zelda.

Le Docteur grimaça lorsqu’il vit le lapin partir en arrière. « Euh…

Il l’a bien cherché. En plus il peut se soigner. » précisa Zelda.

Un claquement de doigts se fit entendre à l’arrière. « Ce n’était pas nécessaire. Ça fais mal, tu sais !?

Oui bah tu laisses le Docteur finir son discours. Vu comment il allait, il avait préparé un monologue et tu l’as interrompu et cassé son truc. » Zelda se tourna ensuite vers le Docteur. « Continuez. »

Le Docteur fronça les sourcils. « Bah j’allais juste dire ‘mais pas aussi fort que moi’ et enlever ma blouse pour révéler ma tenue de combat et vous préparer à un combat final épique qui déciderait du sort du monde.

Oh… Eh bien faites donc. »

Mais le Docteur remarqua que quelque chose n’allait pas. « Je le ferais bien, mais vous ne pourriez pas d’abord aller au centre de la pièce. Parce que même s’il y a plein de caméras ici, celle qui cadre le centre de la pièce est la seule qui fait des images en 4K, donc limite, si on se décalait tous là-bas, ça irait mieux. »

Sans se concerter, tout le monde se mit en position. « Erm, monsieur Nathan, vous pourriez vous mettre un peu plus au centre pour figurer dans le cadre ? » Le garçon suivit les instructions du Docteur. « Parfait. Du coup, j’en étais où ?

Vous alliez enlever votre veste pour révéler votre tenue de combat, mais je pense qu’il vaut mieux que l’on recommence tout depuis le début pour le replay. » suggéra Zelda.

Le Docteur leva le doigt. « Vous avez juste. Vous êtes prêts ? Bien. » Puis il s’éclaircit la gorge. « Bien. Je vois que vous avez réussi à passer devant mes sbires. Vous êtes vraiment forts… Mais pas aussi forts que moi ! »

D’un geste théâtral et dans un bruit un peu trop similaire à du velcro pour que ça n’en soit pas, le léopard enleva sa veste, révélant une tenue à la fois solide et légère, parfaitement adaptée à ses formes. Puis il appuya sur un bouton dissimulé sur le côté de ses lunettes de soudeur. Allant à l’encontre totale de la logique et la physique moderne, les lunettes se transformèrent en casque intégral, similaire à celui d’un motard. Enfin, il fit claquer sa jambe de bois contre le sol, la transformant en prothèse en métal tout ce qu’il y avait de plus fonctionnelle, avant de prendre une pose de combattant.

Erwan siffla. « Pas maaaal ! Je voudrais bien la même !

Ça peut s’arranger petit. » La voix du Docteur venait de changer. Comme si elle venait de se remplir de confiance.

« Oh ?

Mais seulement si vous parvenez à me battre ! Allez, qui pour venir m’affronter en premier ? »

Lucien-Ferdinand leva le doigt. « On peut pas tous y aller en même tem… » Il vit Zelda se retourner. « Ok ok, je n’ai rien dit ! »

La déesse s’avança. « J’y vais en premier.

Ohoho ! En voilà, une véritable héroïne ! » s’exclama le Docteur. « Mais voyons si les actions valent mieux que les mots ! » Sa position se fit plus affirmée. « En garde ! »

Zelda se mit en position de combat. Après tout, quand elle avait lu les livres consacrés au self-défense, elle en avait profité pour essayer elle-même les différents coups. Son expression se fit confiante, au point qu’elle invita son adversaire à porter le premier coup.

Au ralenti, le Docteur se mit à courir vers Zelda. Alors c’est comme ça qu’on va le jouer. Parfait. Le sourire de la déesse s’élargit au ralenti, puis elle adapta son rythme de mouvement à celui de son adversaire.

Le coup de poing du Docteur arriva très lentement. Zelda fit mine de l’esquiver en allant sur le côté au ralenti, avant de tenter une contre-attaque, qui toucha son adversaire au niveau de l’épaule. Il oublia de flancher, ce qui la dérouta un peu, puis il en profiter pour donner un coup au niveau de la joue. La déesse se leva dans les airs grâce à la magie et fit mine de partir en arrière avec légèreté.

« Zeeeeeeeeeeldaaaaaaaaaah… » s’écria Erwan au ralenti, avant de remarquer l’expression navrée de Lucien-Ferdinand. Le chat haussa les épaules, toujours au ralenti.

Le Docteur en profita pour repasser à vitesse normale. « Voilà ce que c’est de se mesurer à un scientifique ! »

Zelda se releva et fit semblant de se frotter la joue. « En effet… Je sens que je ne peux y arriver. » Elle se tourna vers le reste du groupe. « Erwan, venge-moi ! »

D’un air dramatique, ce dernier déclara. « Oui, mon amour ! Je vais te venger ! » Il prit la place de Zelda. « Monstre ! Comment as-tu osé t’en prendre à ma copine ! Tu vas le payer ! »

Le Docteur invita le chat à venir. « Alors arrête donc de parler et viens te battre si tu l’aimes vraiment ! »

Les deux hommes se mirent à courir au ralenti. Erwan arma son poing mécanique et l’envoya en direction des côtes du scientifique, qui envoya sa jambe métallique pour le contrer… Avant de se rendre compte que c’était une très mauvaise idée, car essayer de tenir sur une jambe en bougeant au ralenti était vraiment plus difficile qu’il ne le pensait.

Et donc lorsqu’ils rentrèrent en contact, le Docteur brisa l’illusion en sautillant sur un pied pour essayer de ne pas perdre l’équilibre. En vain.

Le léopard tomba lourdement au sol, laissant Erwan se réjouir de sa victoire. Il se tourna vers Zelda. « Mon amour, je t’ai vengé ! J’ai vaincu cet immonde Docteur et…

Pas si vite ! »

Erwan se tourna de manière exagérément dramatique. « Comment !? »

Le Docteur se retourna. « Tu m’as peut-être battu, mais je ne suis pas vaincu pour autant. Vous n’avez qu’un point alors que j’en ai un aussi ! Encore deux pour moi et vous avez perdu.

Ah parce qu’on joue ça aux points, en plus ? Mais c’est vraiment… »

Le coup de Zelda fut tellement violent que Lucien-Ferdinand s’encastra dans le mur le plus proche. « Woops, on dirait que ça vous fait deux points. » déclara la déesse.

« Euuuuuuh… » Personne dans la salle ne venait de comprendre ce qu’il s’était passé.

« Hideki, c’est à vous. » dit Zelda d’un ton ferme et catégorique.

« O-OUI M’DAME !!! »

Le canard se mit en place et laissa quelques secondes au Docteur pour retrouver ses esprits.

« Bien… Euh… Ahah ! Voilà donc que j’affronte un canard ! Ma victoire ne sera qu’aisée et détruire le monde une formalité ! »

Hideki serra le poing et tenta par tous les moyens de paraître énervé. « Ce n’est pas parce que je suis un canard que je ne suis pas sans défense ! » Il prit une pose digne des plus grands anime d’arts martiaux. « Technique ! Du ! » Il hésita deux secondes. « Pays Lointain du Diable ! »

Ignorant toute notion de combat au ralenti, Hideki fonça sur le Docteur et donna un coup en verticale du revers de la main en direction de la jambe.

Le Docteur se mit à flancher avant de lourdement tomber au sol lorsque le canard lui donna un coup de pied dénué de toute force au niveau du torse.

Regardant son adversaire avec dédain, Hideki déclara. « J’ai gagné. » avant de se retourner et marcher vers le groupe d’un air fier.

« Bien… Ça fait deux partout ! Mais je ne compte pas perdre face à un enfant ! »

Zelda se pencha vers l’oreille de Nathan. « Nathan… Tu sais ce qu’il te reste à faire. Le destin du monde repose entre tes mains. »

Le garçon se retourna, le regard plus qu’amusé, mais la mine volontairement incertaine. « Mais comment puis-je y arriver ? Il est trop fort !

Nathan ! Crois au pouvoir de l’amitié ! Pense à tous les gens qui sont derrière toi ! Tu peux le faiiire ! Tu dois le faire ! »

Le garçon manqua d’exploser de rire devant la performance dramatique de Zelda, mais arriva à se retenir. « D’accord. Je vais le faire ! Je vais sauver le monde ! » Puis il se retourna pour faire face au Docteur. « Vos plans machiavéliques prennent fin ici et maintenant, Docteur ! Préparez-vous à connaître une amère défaite !

Ce ne sont que des mots, petit ! Prouve-moi ta valeur et BATS-TOI ! »

Les deux adversaires se mirent à courir au ralenti. Tous deux se mirent à pousser le cri le plus exagéré au monde. Nathan arma son poing. Le Docteur aussi. Ils s’arrêtèrent, Nathan s’accroupit pour gagner de la fausse impulsion, puis ils s’élancèrent.

Nathan lança un violent uppercut en direction du masque du Docteur, tandis que ce dernier réussit à atteindre le visage du garçon.

Nathan fit mine d’être projeté en arrière, tandis que le Docteur tenta difficilement de faire de même. Grâce à un bouton habilement dissimulé, son casque se brisa.

Les deux adversaires tombèrent lentement au sol, sous les cris ralentis de tous les héros.

Quelques secondes passèrent sans que rien ne se passe.

Puis Nathan commença à bouger. Le Docteur en fit de même.

« Aaaaaaaalleeeeeeez Naaathaaaaaaaaaan ! » cria Hideki.

« Tuuuuuu peuuuuuux yyyyy aaaarriiiiveeeeer ! » hurla Erwan.

« Croiiiiiiiis auuuuuu pouvoiiiiiiir de l’aaaaaamiiiiiitiiiiiééééééé ! » implora Zelda.

« C’est tellement débiiiiiile ! » marmonna Lucien-Ferdinand, toujours encastré dans le mur.

Nathan continua de se relever au ralenti. Il parvint à s’agenouiller, puis fit semblant de flancher, avant de réussir à se mettre parfaitement debout. Le Docteur, lui, fit semblant d’essayer, avant d’abandonner.

« Heh… J’ai… Gagné ! » dit le garçon.

Erwan, Zelda et Hideki poussèrent de faux cris de joie. « On a gagné ! Woohooo !!!

Pas si… Vite ! » dit le Docteur.

Tout le monde fit mine d’être surpris. Lucien-Ferdinand, attendit qu’ils aient fini pour pousser un petit soupir de désespoir.

Le Docteur se releva. « Vous avez certes… Gagné, mais pour vraiment gagner, vous devez d’abord sauver le monde… Tenez… Voici la clé qui mène à la machine. Vous devez la désactiver avant qu’elle ne détruise le monde. »

Lucien-Ferdinand parvint à se dégager du mur. « Ouais, ouais. M’est avis que ça aussi, c’est du grand n’importe quoi. »

***

« Bon ok, j’ai rien dit. »

La machine était grande et prenait une bonne moitié de la pièce. Vu le bruit qu’elle faisait, elle était en train de tourner à plein régime.

Zelda jeta un coup d’œil à la machine, avant de reculer, l’air terrifiée. « Vous n’avez pas fait ça, quand même…

Fait quoi ? » demanda Erwan.

« Cette machine peut transformer la matière et vu comment elle est dirigée, elle transformerait le centre de cette planète en immense trou noir !

Ah oui, quand même… » constata Lucien-Ferdinand.

« Ceci dit… » Zelda fit le tour de la machine, puis se tourna vers le Docteur Hope. « Vraiment ? »

Elle pointa du doigt la prise électrique qui alimentait la machine. Le reste du groupe la vit. « Sans déconner…

Par contre, si vous voulez détruire la machine, il faut que vous la débranchiez tous les cinq.

Quoi, qu’on prenne tous le câble et qu’on tire dessus ? » demanda Hideki.

« Yep.

Mais ce n’est pas contre les règles de sécurité de tirer sur le câble ? On ne risque pas de se prendre un coup de jus ? » s’interrogea Erwan.

Zelda claqua des doigts, invoquant plusieurs paires de gants en caoutchouc.

« Merci !

Oh, et une dernière chose… »

Tout le monde se tourna vers le Docteur.

« Quand vous aurez débranché la machine, je vous suggère de courir. »

Il ne fallut pas en dire plus pour que tout le monde comprenne ce que cela voulait dire. « Combien de temps ? » demanda Nathan.

« Juste assez pour évacuer la zone.

Et la zone étant… ?

Le labo et tout ce qu’il y a aux alentours.

Chouette… » s’exclama Hideki.

Lucien-Ferdinand claqua des doigts pour invoquer un van fleurant bon les années 70. « Bon, bah Docteur, vous, vous montez déjà dedans. Pas envie de perdre du temps à faire monter tout le monde, donc Nathan et Hideki iront à l’arrière avec le Docteur. Erwan et… Toi… Vous irez au milieu et moi je conduirai. C’est bon pour vous ? »

Tout le monde hocha la tête, puis le Docteur suivit les ordres du dieu en s’installant dans le véhicule.

« Allez les gars, on sauve le monde, et on se tire ! Vous êtes prêts !? »

Tout le monde se mit en position. Zelda fit le décompte. « Trois… Deux… Un… TIREZ ! »

À la grande surprise de tout le monde, la prise se détacha sans aucun effort. Pendant quelques secondes, ils restèrent immobiles, le temps d’entendre le bruit de la machine se désactiver.

« Ok, on se casse ! »

Tous les héros se mirent à courir en direction du van et s’assirent comme le dieu leur avait demandé de faire. Une fois installés, Lucien-Ferdinand écrasa l’accélérateur de tout son poids. « On. Se. TIIIIRE !!! »

Le véhicule traversa les différents couloirs et salles à très grande vitesse.

« STOP ! » hurla le Docteur. « On oublie quelqu’un là ! »

Lucien-Ferdinand freina brutalement. Un des assistants étaient encore en train de courir. Le Docteur se leva et sortit la tête du véhicule. « Joy ! MONTE ! »

L’assistant se mit à courir vers le véhicule et monta.

Une voix robotique se fit entendre. « Explosion dans quatre minutes.

Ok, c’est bon, on a encore le temps. » dit Lucien-Ferdinand d’un air rassuré.

« Pas vraiment. Faut aussi descendre de la montagne ! » précisa le Docteur.

« Et vous vouliez que l’on se barre à pied !? »

Le Docteur haussa les épaules. « Fallait bien mettre un peu de tension… »

Le dieu grogna, puis accéléra à nouveau. Il claqua des doigts pour refermer la trappe de la première salle, puis franchit la porte d’entrée.

« STOP ! »

Lucien-Ferdinand écrasa à nouveau le frein. « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a encore ? »

Nathan pointa du doigt les quelques gens qui attendaient devant. « Il faut récupérer Julius ! Il est là ! »

Julius regarda d’un air confus le véhicule, puis Nathan, qui sortit sa tête du véhicule. « Julius ! Monte ! Vite ! »

Le président, qui était juste à côté observa le spectacle, encore plus confus. « Barrez-vous ! La montagne va sauter ! » cria Hideki.

« Hein ? Quoi !? »

Zelda trouva un plan. « Montez tous dans vos voitures, on va voler loin de là !

Mais on n’a pas de place, nous ! » crièrent les deux autres assistants du Docteur.

Hope sortit à moitié du véhicule. « Eh bien montez quand même ! N’oubliez pas ce que j’ai dit : il y a toujours de la place si vous la créez ! »

Sans se faire attendre, les deux assistants montèrent dans le van. Une fois que tout le monde fut monté dans leurs voitures, Zelda claqua des doigts pour les faire s’élever dans les airs. « Lucy ?

Ouais ouais, je sais ! »

Lucien-Ferdinand claqua des doigts, puis appuya sur l’accélérateur. Le véhicule se mit à rouler sur une route invisible à toute vitesse, tandis que dans un effet dramatique, le laboratoire partit dans une gigantesque boule de flammes et de fumée. Le Docteur se retourna et regarda d’un air nostalgique les vingt dernières années de sa vie disparaître.

« Je crois que ce monde… A été sauvé ! » dit Hideki.

« Dude, tu as choisi ça comme catchphrase de fin ? C’est complètement naze ! » s’exclama Lucien-Ferdinand.

« Je vous y verrais bien, tiens ! Allez-y, sortez votre meilleure phrase !

Euuuuh… Désolé, je n’ai rien. »

Hideki soupira.

Zelda leva un doigt. « Oh, je sais, je sais ! Alors euh… » Elle inspira et tenta de prendre une voix héroïque. « Le seul trou noir créé aujourd’hui… Est celui de ton existence.

Pourrait aller dans un autre contexte. » fit remarquer Julius.

Zelda soupira.

« N’empêche… Elle est grosse, cette explosion. » constatèrent Erwan et Nathan.

« Hey, mais ça passe carrément ça ! » dit la déesse.

« Eh, à défaut de mieux… »

Des noms se mirent à défiler sur fond de musique à la fois épique et mélancolique.

Écrit et dirigé par :

Benjamin Beziat

Sur une idée originale de :

GamerAltris

Lutti

Kranttshepard

GalendilOnara

Kooky_Fox

Keroberofan

Pikabsynthe

H3gor

Lia_404

Motusthetwili

Avec (dans l’ordre d’apparition) :

Layla Macarena dans le rôle de Layla

Ignace Chosabrul dans le rôle de Ignace

Benjamin Beziat dans le rôle du Narrateur

Erwan Smith dans le rôle d’Erwan Smith

Julius Jefferson dans le rôle de Julius Jefferson

Nathan Duval dans le rôle de Nathan Duval

Jessica Lambert dans le rôle de Zelda

Hideki Kazehiko dans le rôle de Hideki Kazehiko

Lucien-Ferdinand de Montmirail dans le rôle de Lucy

Pauline Smith dans le rôle de Pauline Smith

Johnny Newmann dans le rôle du Docteur Hope von Lightbringer

Jean-Eudes Bonniface dans le rôle de Joy

Maurice Frompt dans le rôle de Happy

Brian Kitchen dans le rôle de Sunny

José Macarena dans le rôle de José Macarena

Sella Carioca dans le rôle du Doyen

Bellus Jefferson dans le rôle de Bellus Jefferson

Raymond Petrus dans le rôle de l’Officier Petrus

James Asmo dans le rôle du Général Asmo

Zabella Mana dans le rôle de Zabella Mana

Charles Johnston dans le rôle de garde du corps #1

Johnston Charles dans le rôle de garde du corps #2

Darius van Goofer dans le rôle de Darius van Goofer

Westwood Wild dans le rôle de Westwood

Robert Telluris dans le rôle de Robert Telluris

David de Redalia dans le rôle de David de Redalia

Musiques composées par :

Benjamin Beziat

Effets spéciaux :

Le Spéchial Effektsse Compani

Aucun animal n’a été blessé ou tué durant la production de ce rêve. Bon ok, il y en a eu énormément avant, mais pas pendant, donc ça ne compte pas, si ? Oh… Alors euh…

FIN

Layla se réveilla. Une bonne partie de ceux qui avaient veillé sur elle avaient disparu. Il ne restait plus que Ignace et le doyen.

« Alors ? Tu as pu finir le rêve ? » demanda le vieil homme.

Layla se mit à bâiller pour tenter d’évacuer le peu de sommeil qui restait en elle. « Pas vraiment…

Ignace. Le livre. »

Layla se leva subitement. « Nonononon, ne faites pas ça ! L’histoire était finie.

Aaaah. Bon.

Manquait juste un épilogue. »

Le doyen commença à se précipiter vers Ignace.

« Ça ne servira à rien, doyen ! La dernière fois, j’avais perdu le fil et quand je l’ai retrouvé, il s’était écoulé des semaines. »

Le sourire du doyen s’élargit. « Eh bah tu feras le lien quand tu nous raconteras tout ça.

Hein ? »

Le doyen s’empara du livre et frappa à nouveau Layla au sommet du crâne.

Nathan

Nathan ralluma son ordinateur et ouvrit la fenêtre de Skype. Il grimaça en voyant que Julius n’était pas connecté, alors il en profita pour regarder son fil d’actualité Twitter. Il ne put s’empêcher de sourire en voyant une photo arriver dans son fil d’actualité, montrant un homme en train de tenir fièrement dans ses bras une prothèse de jambe fonctionnelle et révolutionnaire, capable de bouger avec autant de naturel qu’une jambe normale. Le sort d’illusion de Zelda était en effet des plus puissants.

Puis Nathan s’étira d’un air satisfait. Son père allait être muté sur Bordeaux dans les prochains mois, faisant qu’il allait déménager pas loin de là où Julius et le Docteur s’étaient installés. Il allait enfin quitter Paris et aller dans un collège ayant pour réputation d’être assez calme en plus d’être plus petit que celui qu’il fréquentait.

Nathan claqua des doigts, faisant apparaître une valise de nulle part, puis il plongea la main à l’intérieur et en sortit une banane. Ce cadeau de Zelda était beauuuucoup trop utile, mais comme elle le lui avait dit, ça devait être un secret pour tout le monde.

***

Julius (et Johnny)

Julius se téléporta jusqu’à sa maison.

« Bah alors ? T’étais passé où ? »

Johnny l’attendait dans son fauteuil. Un plat de pâtes froides reposait sur le coin de la table. Julius tourna la tête et jeta un coup d’œil à l’heure. « Huh ? Mais je suis parti à peine cinq minutes ! »

Johnny soupira. « Si j’ai bien compris, toute notion de temps est à jeter avec le Multivers. T’étais allé voir Zelda et Erwan ?

Ouais, mais visiblement, ils n’étaient pas chez eux, donc j’ai voulu rentrer et trois heures se sont écoulées. »

Le Docteur fit la moue. « Bah, pas grave. Du coup, j’ai voulu faire la cuisine, mais ça a refroidi entre-temps. »

Julius lui adressa un petit sourire gêné. « C’est gentil. Attends. »

L’ours fit un signe de la main, faisant jaillir une file ligne de feu jusqu’au plat. Vingt secondes plus tard, les pâtes fumaient à nouveau.

« Sont vraiment OP, tes pouvoirs. » constata Johnny.

« Je sais… Mais bon, au moins, je peux réchauffer les pâtes quand il y en a besoin. »

Le Docteur se mit à rire. « Pas faux. Pas faux. »

***

Hideki

« Et un rôti de porc farci, un ! »

Un serveur lutris accourut pour récupérer le plat. « Merci, Hideki ! »

L’Étranger lui fit un petit sourire avant de se remettre aux fourneaux. La soirée promettait d’être assez agitée, car le restaurant était plus que plein.

Après avoir sauvé le monde de Bellus, Hideki et Lucien-Ferdinand s’étaient mis en route pour trouver Loutre-Monde. Mais plutôt que de répéter la même erreur et tomber accidentellement sur un autre monde à sauver – après tout, le but n’était pas de tuer Hideki, mais juste l’aider à devenir pur – le dieu avait décidé de faire un crochet par la demeure de Stan Verdi, un dieu félin très sympathique. Après une sympathique petite discussion où le chat noir avait involontairement offensé le lapin blanc en étant surpris que son collègue aie sauvé le monde, Stan les amena en toute sécurité vers la porte menant à Loutre-Monde.

Hideki s’était senti particulièrement intimidé lorsqu’il s’était rendu compte qu’il était en présence de trois dieux dans une seule et même pièce avec Edgar Bright, le dieu de Loutre-Monde, mais fut rassuré en voyant qu’aucun d’entre eux ne lui avait voulu de mal. Edgar lui suggéra d’aller vivre à Johsei, un pays ressemblant assez étrangement au Japon pour travailler au service du clan Sasaki, ce qui lui assurerait une stabilité à la fois économique et karmique, car tout ce qu’il ferait pour eux lui permettrait de facilement devenir pur.

« Oï, Hideki ! Le boss arrive ! » cria un cuisinier qui travaillait non loin de la sortie.

Tous s’arrêtèrent de travailler lorsque deux hundinis passèrent la porte.

Même si Hideki les avait déjà vu lorsque le Captain Fletcher – un chat pirate extrêmement sympathique – l’avait emmené à Johsei, il ne pouvait se sentir intimidé en voyant Yukito et son fils, Ryû. Yukito une véritable présence malgré son apparence assez faible, tandis que Ryû, malgré le fait qu’il soit borgne, avait un regard perçant, attentif au moindre détail.

« Messieurs. Mesdames. »

Tout le monde s’inclina. Pendant quelques secondes, on ne pouvait qu’entendre le bruit de certains plats chauffer.

Puis Yukito afficha un large sourire. « Je souhaiterais que vous nous prépariez votre meilleur plat. Surprenez-nous et dépassez-vous ! »

La cuisine vibra au son d’un « Oui, boss ! » unanime.

Le regard de Yukito se porta brièvement sur Hideki. Le chien hocha amicalement de la tête, ce qui fit s’incliner un canard souriant.

***

Lucien-Ferdinand

Lucien-Ferdinand observa l’univers depuis la fenêtre de sa maison. Il ne s’était pas passé grand chose depuis qu’il avait laissé Hideki se débrouiller seul dans Loutre-Monde. Zelda et Erwan étaient passés lui dire bonjour quelques fois, mais en dehors de ça, rien. Il soupira, puis alluma la télé.

Son monde semblait aller assez bien, mais…

Ça pourrait être mieux.

Peut-être que faire Passer quelqu’un briserait cette monotonie.

Le dieu sourit.

***

Zelda (et Erwan)

Zelda frappa à la porte, puis se tourna vers Erwan. « Je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée. » dit-il

« Roh, tu vas voir, ça va être drôle ! »

La porte s’ouvrit, révélant un renard aux cheveux bruns tenant une canne à la main et avec lunettes de soleil vissées sur la truffe. « Oui bon… » Il vit Erwan. Il s’arrêta net.

Zelda claqua des doigts, invoquant un livre de poche sur lequel était inscrit le titre La Vie Extraordinaire d’Erwan Smith, écrit par David de Redalia. « Booonjouuur Monsieur de Redalia. Devinez qui est venu vous voir ! »

Le regard de David se tourna vers Zelda, puis le livre, puis Erwan, puis à nouveau le livre, puis Zelda, puis le vide, car il venait de s’évanouir.

Layla se réveilla, souriante. Cet épilogue était à la fois ouvert et suffisamment complet pour ne pas valoir d’être à nouveau être assommée par le doyen, qui par ailleurs la fixait d’un air un peu trop menaçant.

« Ça y est… C’est fini. »

Le doyen sourit.

Puis Layla jeta un regard vers Ignace, avant de crier « Nonononon Ignace, ne le lit pa… »

Ignace s’écroula, partant dans un profond sommeil.

Fin (for realz)

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