Les Mésaventures de Matt ; Chapitre 4 : Le dernier

« Oui bonjour ? Non, Drenkar n’est pas encore là, il faudra rappeler plus tard… Oui allo ? Non, Drenkar ne pourra pas venir à un gala ce soir, il est occupé… Ouiyallo ? Non, Drenkar est plus ou moins pris, demain… Mais non, pas pour ça, voyons ! Oui, au revoir… Oui allo ? Oh hey, chérie, ça va !
Hey Matt, ça va ? » demanda Ismilla.
Matt fit mine de s’écrouler devant la caméra. « J’en peux pluuuuus… Trop. D’appels. Urgh. »
Ismilla se mit à rire, puis tendit sa main devant la caméra. « Pat pat. Tu t’en sors déjà pas mal.
Ouais… Attends, j’ai un double appel. » Matt décrocha au poste suivant. « Ouiyallo ? »

Le visage de Drenkar s’afficha sur l’écran. « Alors, Matt, tu t’en sors ?
Euh… Non ? »

Le démon sourit. « Heh, courage, la journée est bientôt finie !
Comment est-ce que tu faisais pour gérer tous ces appels ? » demanda Matt, désespéré.

Drenkar haussa les épaules. « Demande à mon ancienne secrétaire. Perso, j’en sais rien. »
Matt poussa un soupir. « Un truc important dont je devrais être au courant ?
Erm… Pas vraiment, à part que tu es invité au bal des sauveteurs de chatons demain soir et que ta mère voudrait que tu l’appelles plus souvent. »
Drenkar grimaça. « On va dire que je n’ai rien entendu… Bon, eh bien bon courage pour la prochaine heure, je te laisse, okay. »

Matt adressa un faible sourire à son oncle. « Yep, merci. » Il passa au second écran, où Ismilla l’attendait. « Eeet me revoilà ! »
La jeune femme sourit. « Du coup, t’es libre ce soir pour un petit ciné ?
Hein ? Ah mais oui, c’est vrai que Les Extraordinaires, Fantastiques et Rocambolesques Aventures de Lloyd et Minty sort aujourd’hui !
Yeup ! Donc c’est bon pour toi ?
Ah, mais carrément ! Et après on pourra se poser chez moi pour… » Matt plissa les yeux et leva les sourcil d’un air pseudo-sensuel. Ismilla lui répondit par la même. « Yep, cette pizza va être boooooonne ! »
La tigresse explosa de rire. « Bien joué, Matt. »

La chauve-souris se mit à rire. « Bon, je te laisse… J’y retourne.
Allez, courage mon amour ! Je t’envoie toute ma force !
Yaaaaaaay… Allez, à toute ! »
Matt raccrocha, souriant. Mais la joie ne fut que brève, car les deux téléphones se mirent à sonner en même temps.

***

Matt observa le plafond. Dans un peu moins de deux semaines, il serait en âge de quitter la maison de Drenkar et pourrait… Faire plus ou moins tout ce qu’il désire. Mais quoi ?

Après tout, il avait hérité de la fortune de son père, donc travailler était plus une option qu’une nécessité et durant ses années passées à travailler avec son oncle, il avait largement eu le temps d’explorer le monde d’un bout à l’autre. Il pouvait éventuellement s’adonner à l’exercice d’un art, mais son talent n’a jamais été bien grand dans quelque matière que ce soit. Éventuellement, il pourrait perfectionner son apprentissage des sorts, puisqu’il avait été découvert peu après la mort de son père que son potentiel magique était supérieur à la moyenne. Pas de grand chose, mais suffisamment pour faire de lui un bon adepte. S’il s’entraînait suffisamment, il pourrait venir en aide aux personnes en difficulté, comme le faisait parfois son père. Cela semblait être une bonne idée.

Ismilla, elle, avait déjà trouvé sa voie depuis bien longtemps. Au fil des années, sa force avait considérablement augmenté, au point qu’elle talonnait Drenkar au classement des démons les plus forts au monde. La compétition était des plus saines entre tous les participants au concours et c’était plus fait pour le fun qu’autre chose. Ceux qui convoitaient le titre par ambition étaient voués à l’échec, car, étrangement, il y avait toujours un démon pour les surpasser. C’était donc tout naturellement qu’Ismilla décida de s’engager dans les forces de protection civiles. Une fois, Matt avait blagué sur le fait qu’elle était la force du couple, et lui le cerveau, mais une petite tape derrière la tête lui fit vite comprendre que le commentaire était des plus vexants.

***

Avant-dernier jour de travail… Matt sentit un profond soulagement, même si quelque chose au fond de lui lui disait que les appels seraient étrangement plus nombreux et plus insistants.

Étonnamment, ce ne fut pas tant que ça le cas. Aux alentours de 13h, Drenkar passa devant son bureau. « Psst, Matt ! »
La chauve-souris sursauta. « Hein ? Oh, Oncle Drenkar ! Je ne t’avais pas entendu arriver. » Le téléphone se mit à sonner.
« Laisse-le. J’ai quelque chose à t’annoncer. »
Matt leva un sourcil. « Oui ?
Vu qu’il s’agira demain de ton dernier jour avant de devenir un adulte… Légalement, je pensais t’organiser une petite fête. Je réunirai tout le monde et on boira à ta santé et tout le tintouin. Ça te convient ? »

Matt était un peu perdu. Il n’avait rien prévu de particulier pour son anniversaire, et encore moins une fête avec plus de gens qu’il n’en connaissait. Au contraire, il pensait même le passer tranquillement chez lui avec Ismilla. Ceci dit, pouvait-il refuser une fête organisée par son oncle ? Pas vraiment. « Yep, ça a l’air cool. »
Drenkar sourit. « Parfait ! On fera ça en bas, dans la salle des fêtes. Si tu penses à quelqu’un, tu l’invites, OK ? »

La chauve-souris hocha la tête.

Les deux téléphones sonnèrent. « Bon, j’ai comme l’impression que le travail se fait assez insistant. Bon courage !
Merci ! » À peine eut Drenkar tourné le dos que Matt répondit au premier appel.

***

« Une fête ? Demain soir ? »
Matt haussa les épaules. Ismilla grimaça.
« Tu as une idée de qui on pourrait inviter ? » demanda Matt.
« Pas là, de suite, non. À vrai dire, je n’avais pas vraiment d’idée de quoi faire de particulier, demain.
Moi non plus… »

Ismilla se mit à réfléchir. « On demande à des gens au pif et on verra ce qui en ressort ? »
Matt fit une petite moue. « Moui ? En plus, Oncle Drenkar veut que j’en invite un maximum, donc…
On trouvera bien. » lâcha Ismilla d’un ton à moitié convaincu.

***

« Alors comme ça on fête votre départ ? »
Matt plissa les yeux. La lionne qui lui adressait la parole lui paraissait totalement inconnue. Elle devait avoir un peu plus de la trentaine et portait une paire de lunettes rectangulaires complémentant bien ses longs cheveux bruns attachés en arrière, ainsi que son tailleur finement cousu, sa longue jupe noire et ses chaussures à talons. « Erm… Oui ? »

Le regard de son interlocutrice s’illumina. « Zaheena Zelf. Je suis une amie de Monsieur Drenkar et aussi consultante pour une agence d’aide envers les défavorisés. Drenkar m’a dit que vous cherchiez encore un travail, n’est-ce pas ?
Euh… Eh bien… Oui ?
Parfait, parfait. » dit-elle d’un ton beaucoup trop détaché. « Si vous voulez, nous serions honorés de vous avoir parmi nous en tant qu’agent. »
Matt ne savait pas trop quoi dire. Être pris sur le fait de la sorte était des plus déplaisants. « Eh bien, euh… Oui, pourquoi pas… Ça consisterait en quoi, plus exactement ?
Oh, eh bien trois fois rien. Signer des partenariats avec différentes compagnies pour qu’ils nous fournissent de quoi aider les plus nécessiteux, ce genre de choses. Avec votre nom, ces partenariats seraient des plus faciles à obtenir.
Je vois… Et c’est situé où ? »

La lionne réajusta ses lunettes. « Pas loin d’ici. Vous voyez le centre des affaires ? »
Matt fixa quelques secondes le plafond pour situer l’endroit, puis hocha la tête.

« C’est entre le siège de Canal Positif et la Banque Démoniaque. Nous avons pu louer un petit bureau entre les deux. Bien évidemment, nous ne stockons rien là-bas, c’est juste l’endroit où nous pouvons contacter les clients.
D’accord… Je vois. Je vais y réfléchir.
Vous êtes libre après-demain ?
Euh… Oui, normalement, oui oui. »

Le sourire de la lionne fut à peine perceptible. « Parfait. Retrouvez-moi devant le parvis de la banque vers 14h30. Ça vous ira ? Nous pourrons discuter plus en détail de tout ça. »
Matt hocha timidement la tête. « Ok, d’accord.
Bien, j’espère vous y voir alors. À bientôt, Monsieur Altrazzo. »

Lorsque la lionne fut partie un peu plus loin, Ismilla se rapprocha de Matt. « C’était qui ?
Oh eh bien c’était une personne qui travaille pour une asso qui vient en aide aux gens défavorisés. Elle voulait me proposer un job. »

Un immense sourire se dessina sur le visage de la tigresse. « Cool, ça ! Tu as accepté ?
Pas encore. Je préfère voir sur place avant d’accepter ou non.
Pas faux. Bah ça se fête, tout ça ! Allez viens prendre un verre ! »

***

Matt se réveilla lentement. Il avait un mal de tête abominable à cause de sa fête d’anniversaire de la veille, qui avait un peu dérapé. Si seulement il existait un sortilège pour dissiper la gueule de… Ah mais si, il en existe un en plus… Matt mit l’apprentissage de ce sortilège au sommet de sa liste des priorités.

Il se sentait lourd. Difficilement il tendit le bras en direction de son téléphone posé sur la table de chevet pour prendre son téléphone.
Puis il sentit son mal de tête disparaître presque immédiatement en voyant l’heure. Il était déjà 16h13. Oh merde ! Je suis à la bourre pour mon rendez-vous !

Immédiatement, il se leva de son lit, récupéra quelques vêtements, puis s’habilla en urgence.

« Mgnnnnn… Matt ? »
Le regard du démon se tourna vers Ismilla, qui commençait à se réveiller. « Je suis à la bouuuuurreuh, je te laisse garder la maison, d’accord ? »
La tigresse leva lentement la tête. « Moui, d’accord… Bon courage avec ton truc, m’amour… » Elle replongea presque immédiatement dans les bras de son coussin.
Sans plus attendre, Matt prit ses clés, sa sacoche, puis sortit de la chambre.

***

D’un pas rapide, il marcha en direction du quartier des affaires de la ville, en priant pour que la femme qui lui avait parlé ne l’avait pas attendu tout ce temps.

Matt arriva à destination à 17h07. La lionne l’attendait, assise sur les marches. Bizarrement, ses cheveux étaient désordonnés. « Je suis vraiment vraiment vraiment désolé ! »
Un tic nerveux traversa le visage de la lionne. « C’est à cette heure-ci que l’on arrive ? Elle est belle la jeunesse… »
Matt sentit un grand embarras monter en lui. « Désolé… Heheh… »
La femme le fixa quelques secondes, puis grogna. « Ce n’est pas grave… Entrez. Le bureau se situe ici. »

Les deux démons entrèrent dans le bâtiment. Ils gravirent cinq étages, traversèrent un long couloir avant d’enfin arriver devant une porte blanche sur laquelle avait été attachée négligemment une feuille en papier sur lequel il était écrit. « Démonis, agence d’aide aux défavorisés. »

La lionne ouvrit la porte à l’aide de sa clé, puis ouvrit la porte. « Entrez, je vous prie. »
Matt hocha la tête, puis s’exécuta.

Bizarrement, il y faisait très sombre. Matt avança de quelques pas, suivi par la femme, qui referma derrière elle. Matt fronça les sourcils en l’entendant fermer à clé sans prendre la peine d’allumer la lumière. Quelque chose n’allait pas.
Puis il entendit le bruit de quelque chose de récupéré contre le mur.

« Vous… N’êtes pas là pour me proposer un job, c’est ça ? »
Avec l’écho, Matt comprit que la pièce était vide.
« Non… En effet. »
La lionne alluma la lumière, révélant une pièce blanche et vide. L’objet qu’elle avait récupéré n’était autre qu’une épée bien affutée.
Matt lui adressa un sourire gêné. « Je vois…
Je suis désolée, mais pour l’honneur de l’humanité et de mon frère, je me vois contrainte de mettre fin à votre vie ici et maintenant. »

Avant que Matt n’ait eu le temps de comprendre la portée de ses paroles, il fut contraint de reculer. La lionne lui fonçait dessus, tentant tant bien que mal de lui porter des coups.

Les options étaient plus que limitées. Il ne pouvait qu’esquiver et la rapidité des coups de son adversaire faisait qu’il était incapable de contrer avec ses poings. Si seulement il avait suivi des cours de magie offensifs avant ses dix-huit ans et non après.
« Eh oui, c’est dommage, hein ? » dit la femme en tentant de porter des coups.
« Quoi ? Mais je ne disais rien ! » répondit Matt.
« Non. Mais vous n’en pensiez pas moins ! » La femme se mit à rire en donnant un nouveau coup.
Bon ok, donc elle peut lire dans les pensées… Super moyen de révéler ses atouts.
« Ce n’est pas en étant sarcastique que tu sauveras ta vie ! » s’énerva la femme.
Hah ! Je m’en doutais ! C’est malin, tiens.
Un spasme parcourut le front de la femme.

Matt grimaça. La situation serait un peu plus amusante s’il avait le moyen de se défendre. Si seulement il pouvait atteindre la porte. Avec un peu de chance, il pourrait la détruire avec ses poings…
« Bon courage ! Faudra me passer sur le corps ! »

Matt se mit à sourire. Ce combat devenait involontairement trop drôle.
La lionne grogna.

Bon… Me faut juste préparer le plus gros sort possible… Ignis Tempus…
La femme s’arrêta de donner des coups, puis se prépara à bloquer le sort avec ses bras.
… Cretinus ! Matt fonça en direction de la fenêtre et donna un coup qui la brisa en plusieurs morceaux. Le balcon de l’étage du dessous devrait me permettre d’amortir ma chute.
« ET PUIS QUOI ENCORE !!!! »

La lionne fonça sur Matt dans le but de le frapper dans le dos, mais eut la mauvaise surprise de le voir sauter au dessus de sa tête dans un élégant salto arrière. « Ciao !
Que… »
Matt donna un coup de jambes suffisamment puissant dans le dos de la femme pour la faire basculer dans le trou. Oh… Et il n’y a pas de balcon.
« Espèce de… Aaaaaaaaaaahhhhh !!! »

Matt ne voulut pas regarder en bas. Les cris de terreur des passants étaient suffisants pour lui dire qu’il venait de réussir à la vaincre. Ceci dit, cette histoire d’humanité et de frère le turlupinait. Avait-elle un lien avec celui qui avait tué son père ? Cela semblait tellement improbable que ça pouvait être le cas… Enfin, il ne le saurait probablement jamais.

Se dirigeant vers la porte, il grimaça. Elle avait gardé la clé sur elle ! Tant pis, il allait devoir détruire la porte et rembourser la boîte qui louait ces bureaux par la suite.
En tentant de ne pas trop y mettre de force, Matt donna un coup à la porte, la délogeant de ses gonds.

« Aïe. »
Une voix retentit de l’autre côté. Quelqu’un venait de se la prendre en pleine poire.
« Oh pardon… Attendez je vais… »

Alors que Matt tendit la main pour dégager le morceau de bois, une lame la transperça. Matt recula juste à temps. « Qu’est-ce que… »

La lame se retira, puis la porte fut négligemment jetée sur le côté, révélant une lionne un poil trop identique à la précédente qui venait de l’attaquer. Uh-oh…
« Oui, ‘uh-oh’ ! Non seulement tu as presque réussi à me tuer, mais en plus tu me balances une porte dessus ! Et crois-moi, ma patience commence à atteindre ses… »
Matt donna un grand coup de pied dans le ventre de la femme, ce qui l’envoya s’encastrer dans le mur. Voilà pourquoi il ne faut pas faire de trop longs discours.
La femme tenta difficilement de reprendre son souffle. Du sang commençait à couler sur son front. « Toi… Hey, reviens ici, espèce de lâche ! »

Matt commençait à courir en direction des escaliers. Tournant la tête pour s’assurer qu’elle n’était pas déjà à sa poursuite, il la vit prendre son sabre et se l’enfoncer dans le torse. Il s’arrêta net. Qu’est-ce que…

Tentant de s’enlever cette vision d’horreur, Matt continua sa course dans les escaliers.
Il s’arrêta net en voyant le reflet de la lumière du soleil un étage plus bas. Une lame en acier, puis une silhouette beaucoup trop familière commençait à gravir les marches. Étrangement, elle semblait être comme neuf. Ok, ça, c’est vraiment pas normal.
« Et merde… » dit la voix de la femme, qui comprit qu’elle venait d’être repérée.
Matt fit demi-tour. Il lui fallait vérifier quelque chose au plus vite.

Remontant au cinquième étage, il remarqua que le cadavre de la femme était toujours encastré dans le mur. Il se rapprocha et constata qu’elle était bel et bien morte. « Ça te la coupe, hein ? » cria la voix de la femme à l’autre bout du couloir, opposé aux escaliers que Matt avait emprunté.
« Mais… Combien de soeurs jumelles avez-vous !? » demanda Matt.
La femme s’arrêta net. « Mais… Mais t’es con ou tu le fais exprès !? »
Matt leva les bras en l’air.

Elle lui fonça dessus, épée à la main. « Bah… C’est pas grave ! »
Matt regarda à nouveau rapidement le cadavre et sourit. Il retira l’épée. Enfin il avait une arme pour se défendre. « Je vous l’emprunte ! »
La femme grogna. « Enflure ! »

Les coups retentirent dans le couloir. Le combat était tout de suite plus facile, au point que Matt coupa accidentellement un des bras de la femme. Elle poussa un cri de douleur, puis entreprit de s’empaler avec sa propre lame. Elle tomba au sol.
Ooookay…
Puis Matt se retourna avant de faire une esquive sur le côté. La femme réapparut quelques mètres plus loin, avec ses deux bras bien attachés.
« Tu vas me le payer ! »

À l’évocation de ces mots, les images du duel entre Ulrich et l’homme en armure ressurgirent de l’esprit du garçon.
La femme s’arrêta net. « Yvan… » Des larmes se mirent à couler d’elles-mêmes.

Matt en profita pour reculer. « Alors c’était bien votre frère ? »
Les yeux de la lionne se remplirent de fureur. « Oui… Et c’est toi qui l’a tué ! »
Les images où Matt plantait l’épée dans l’armure se matérialisèrent dans son esprit.
La femme se prit la tête. « Arrête ! NON ! JE NE VEUX PAS LE VOIR ! »

Puis les dernières paroles de l’homme en armure ressurgirent. « Nick… » La lionne se mit à rire. « Tout ça… Tout ça, c’est de ta faute… Nick… Pourquoi as-tu fait ça ? Tu as tout gâché… Tu nous as tous… Condamnés… Haha… HAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!! »

Matt recula nerveusement. Elle était totalement en train de perdre les pédales.

Puis la tête de la lionne se tourna vers Matt. Son sourire était large et toute trace de raison avait disparu de son regard. Elle se mit à foncer sur la chauve-souris, arme à la main. Matt se prépara à contre-attaquer.

Le bruit d’une épée tombant au sol se fit entendre, suivi quelques secondes plus tard d’un bruit sourd.
La lame transperça l’estomac de la lionne. « Vas-y… Tue-moi. Je vais aller lui faire sa fête à ce monstre ! »

Matt était terrifié par la tournure que venaient de prendre les événements.

« N’hésites pas ! Tue-moi, sinon c’est Ismilla qui y passera ! »
Matt sentit son coeur s’arrêter de battre l’espace d’un instant.
« Crois-moi, j’en suis capable ! Laisse-moi voir mon frère. MAINTENANT !!! »

Le bruit d’une arme à feu retentit.
La femme fixa le jeune démon pendant quelques secondes, puis son regard se dirigea petit à petit vers la tâche de sang qui commençait à se former sur sa chemise. Son sourire s’élargit. « Merci… »

La lionne s’écroula au sol, entraînant la lame de Matt avec elle.

« Vous allez bien, Monsieur Altrazzo ? »
Le regard de Matt passa de la femme au policier qui était venu le sauver. « O-oui… »

Le policier s’avança et tendit sa main. Voyant que le jeune démon tremblait, il dit d’une voix calme. « Venez, on va vous escorter au poste. »

Totalement perdu, Matt hocha la tête et laissa l’officier l’emmener en bas.

À suivre…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s