Did You Know « Booking » ? Les Multiples Vies de Leo Davis (Chapitres 1 à 3) (feat.ProGamzie)

Le saviez-vous ? Les Multiples Vies de Leo Davis et Les Chroniques de Loutre-Monde étaient censées être deux histoires séparées ! Dans une interview avec le magazine Famitsu (source à vérifier), Benjamin Beziat, l’auteur de la série de romans, a déclaré :

« C’est assez difficile à croire, mais c’est vrai ! Leo Davis et Loutre-Monde étaient deux entités séparées. Je ne sais plus trop quand… Je crois que c’était en 2011 ? Mon cerveau n’est pas ultra fonctionnel (rires). Enfin bref, dans ces eaux-là, j’avais eu pour idée de créer une histoire mettant en scène un personnage pouvant manipuler le temps. Et le truc… C’est qu’il ne se passait rien d’autre ! On suivait la vie normale d’un adolescent normal jusqu’à la fin de sa vie, près de cent-cinquante ans plus tard. Mon but consistait juste à me focaliser sur les conséquences que ça aurait d’avoir des pouvoirs dans la vie de tous les jours, à contre-courant de toutes ces histoires de super-héros qui dominent le monde de la pop culture.

Puis, en 2013, alors que je subissais un voyage en train de près de huit heures, un jeu de mots m’a sauté au visage ! C’était Loutre-Monde. Il ne devait rester que quatre ou cinq heures de trajet, mais je ne les ai pas vu passer tellement j’étais à fond dans la conception de ce monde et de cette histoire assez particulière. Leo n’avait encore aucun lien avec cette petite histoire, mais passé deux ou trois mois de réflexion, je suis venu à cette conclusion assez étrange que si l’on voyage dans le temps, on créé obligatoirement des mondes parallèles. De fait, il semblait assez logique qu’il existe quelque part un monde peuplé de loutres anthropomorphes. Ça rejoignait en plus un concept d’histoire que j’avais commencé en 2011 nommé Blair Fox, mais qui s’est vite arrêté parce qu’il n’avait pas trouvé son public. Du coup, j’ai repris le concept de Blair Fox, qui était un garçon qui arrivait dans un autre monde sous les traits d’un renard et l’ai appliqué directement sur Leo, faisant que j’ai mélangé trois idées différentes en une seule méga-histoire. »

**

Pour l’Épisode Pilote, l’auteur voualit poser le ton de la série. Il fallait que dès la première ligne, le lecteur perde ses repères. Il voulait aussi écrire la phrase d’introduction la plus débile de l’histoire de la littérature moderne et, au vu de la réception publique, il semblerait qu’il ait parfaitement réussi.

« Je m’attendais à ce que les gens me regardent bizarrement en lisant la toute première phrase du livre. Et on dirait bien que j’ai réussi, puisque beaucoup m’ont en effet regardé en fronçant les sourcils et en disant ‘t’es sérieux, là ? » (rires) »

Benjamin voulait aussi que les gens soient désorientés dès le départ, d’où la mort du personnage principal dès la troisième page.

« Il faut que le lecteur soit intrigué dès le début du roman. Pas non plus en balançant tout un tas de concepts dans sa tronche d’un coup, autrement il décrochera aussi vite qu’il a ouvert le livre, mais il faut commencer fort pour qu’il aie envie de lire la suite, d’où le fait que le personnage meurt d’emblée. On peut ensuite prendre son temps pour introduire les éléments – et c’est quelque chose d’absolument nécessaire à mes yeux – mais il faut que le début soit efficace. Babam. Babam. Vous voyez ? »

**

Le personnage de Leo est basé en grande partie sur l’auteur lui-même. Beaucoup de ses traits de caractère viennent directement de Benjamin.

« Leo, c’est moi et je suis Leo. Pour donner au personnage énormément de crédibilité, je me suis basé sur moi. Bien évidemment, le personnage évolue grandement pour devenir sa propre entité, mais au départ, énormément de réactions sont basées sur des réactions que j’aurais moi face à certaines situations… Du moins en théorie, parce que je me demande si je serais aussi courageux passé un certain point dans l’histoire (rires). »

Le personnage de Stan aussi est en partie basé sur l’auteur, bien que pour des raisons bien différentes.

« Stan… Comment dire… Quand je me balade en convention avec ma canne et mes lunettes de soleil, beaucoup me disent que je ressemble à un bad guy. C’est aussi un peu ce que je voulais retransmettre avec Stan, puisqu’il s’habille toujours comme quelqu’un de classe, mais un peu louche, alors qu’au fond il est très gentil… Bon, ça ne veut pas dire que je me considère gentil, hein. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! (rires) »

**

Le nombre de morts que Leo a connu avant de Passer n’a pas non plus été laissé au hasard.

« Il fallait un nombre assez impressionnant pour que le lecteur comprenne pourquoi Stan est exténué par Leo. Et vu que j’ai une certaine fascination pour le chiffre 13, je me disais qu’un chiffre représentant trois fois treize était parfait. Franchement, 131 313, ça envoie, non ? »

Et concernant cette obsession pour le chiffre treize, il ajoute.

« Pour le coup, c’est bien simple : le treize me suit partout. Je suis né un 13 Août, ma moyenne scolaire tournait généralement auprès de treize et souvent, quand je monte dans un véhicule, il m’arrive de voir le chiffre quelque part à un moment ou à un autre. Du coup, je trouvais ça assez drôle de le disséminer ça et là dans le récit. D’ailleurs, et c’est très certainement un spoiler… Mais la série se termine au chapitre treize ! Et pour le coup, je ne l’ai même pas fait exprès ! Voyez comme il me hante ! (rires) »

**

Les Multiples Vies de Leo Davis commencent à Bordeaux. Il ne s’agit principalement que de flemme de la part de l’auteur.

« Je suis bordelais et il me fallait trouver une ville dans laquelle se situerait l’action. Pour le coup, Bordeaux semblait idéal, puisqu’en plus d’être mondialement connue, elle est étrangement très peu mise en avant dans la pop culture. Et puis tout le monde parle de ses vins et presque que de ça. Vu que je n’en bois pas et qu’il me fallait parler de choses que je connaissais, il me semblait assez pertinent de baser l’action à la fois dans une ville que je connais assez bien et aussi dans un sens dépoussiérer l’image de la ville en faisant découvrir aux gens les autres facettes de la ville. »

Ainsi, pas mal de lieux où se déroulent l’histoire sont familiers à l’auteur. Le Chapitre 2 en particulier, possède une anecdote plus qu’intéressante.

« Ah oui. L’arrêt Unitec. C’est une anecdote assez rigolotte, puisque lorsque j’étais à l’université, j’attendais souvent le bus à cet arrêt. Et le truc, c’est que très souvent, je voyais des gens courir lorsqu’ils sortaient de leur bus pour prendre le tram situé à une cinquantaine de mètres. Et à chaque fois, je voyais les voitures fortement ralentir, car la plupart des conducteurs redoutaient ce virage. Et je me suis maintes fois dit que quelqu’un finirait par se faire écraser, d’où le fait que Leo parvient à sauver une personne qui manquait de se faire écraser par un bus. C’est assez cruel dans un sens, d’avoir de telles idées, mais quand il s’agit de gagner quelques secondes dans les transports, les gens deviennent vraiment étranges… »

Le Chapitre 2 a par ailleurs connu pas mal de modifications, dont un pan entier a été supprimé.

« Supprimé… Pas vraiment. En fait, quand j’écrivais le bouquin, il m’arrivait de soumettre les chapitres à des amis, pour voir s’ils trouvaient ça bien ou non. Et il y a un passage en particulier dans le livre qui n’a pas plu : Leo se faisait casser le nez par un passager effrayé par les pouvoirs du garçon et donc il se vengeait tout en se mettant en spectacle. Un de mes amis a lu la scène et trouvit que ça ne collait pas avec le personnage de Leo d’agir de la sorte. Je voyais d’où il voulait venir, mais je ne pouvais me résoudre à couper la scène, d’où le fait que Stan refuse que Leo lise ce qu’il s’est passé dans le bus. Donc oui, Leo se venge, mais ne le sait pas… Du moins, pas dans cette réalité-ci, puisque dans ce qui deviendra un autre projet, Leo lira ce passage et ça lui donnera des idées assez… Saugrnues. »

**

Là où le Chapitre 2 s’est vu retirer des passages, le Chapitre 3, lui, a longtemps été totalement inédit.

« Quand je me suis rendu compte que le premier tome était ridiculement petit par rapport au tome deux – 90 pages pour le premier contre 150 pour le second – je me suis dit qu’il serait assez intéressant d’expliquer ce qu’il se passait entre le Chapitre 2 et le 4. Et puisque le premier tome ne sert techniquement que d’introduction aux personnages de Leo et de Stan et était un grand laboratoire d’expériences sur la manipulation temporelle, je trouvais rigolo de mettre certains des pouvoirs de Leo sous un nouveau jour. De plus, ça permettait aussi d’approfondir Leo et Stan tout en créant un véritable lien entre eux avec les scènes de conversations. À la base, je voulais le garder comme récompense pour les lecteurs ayant eu la patience d’attendre la version publiée, mais après deux années sans trouver d’éditeur et parce que j’avais envie d’offrir un minimum de contenu en guise de « démo » aux gens, j’ai décidé de le mettre en ligne avec les quatre autres premiers chapitres. »

**

Et pour ce qui est du principe de la montre en argent, Benjamin explique cela très simplement.

« Le premier tome de Leo Davis a été imaginé comme un jeu vidéo. Ainsi, pour donner une sorte de dynamique de risque/récompense, il fallait que j’attache une contrainte aux pouvoirs de Leo, d’où la transformation progressive en monstre. Et quoi de mieux qu’une montre pour servir de jauge de magie ? Vu que Stan est un personnage coincé dans les années 1900, je trouvais aussi drôle que Leo aie en sa possession une montre à gousset. D’ailleurs, puisque l’on est dans l’analogie au jeu vidéo, beaucoup de situations ont été crées à cause des… ‘Mécaniques de jeu’. Ce sont les pouvoirs de Leo qui ont influencé l’écriture et non l’inverse. »

**

Un autre détail qui a influencé pas mal sur l’écriture du roman : les rêves de Benjamin.

« En effet. Ce n’est pas aussi présent dans le premier tome par rapport au second, mais dès que je faisais un rêve un peu étrange dont je me souvenais, je faisais en sorte de l’inclure dans le roman, sous la forme des rêves de Leo. Bien évidemment, je faisais toujours en sorte de les modifier pour qu’ils appartiennent au contexte du livre, mais 90% des rêves de Leo que vous lirez ont eu lieu dans mon sommeil. Y compris le rêve complètement frappadingue dans le manoir de Resident Evil ! (rires) »

C’est tout pour aujourd’hui, mais n’hésitez pas à vous abonner, aimer cette vidéo à l’écrit et la partager. Pour d’autres détails rigolos, vous pourrez consulter d’ici un an ou deux un autre article plein d’anecdotes, mais en attendant, pourquoi ne pas (re)lire les premiers chapitres du livre pour avoir un regard neuf sur ces pages (ou bien poser des questions en commentaire sur des détails étranges…. Ça marche aussi).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s